Je me suis relevée, dans mon lit, puis sur mes pieds. J'ai rallumé la lumière après six chapitres et trois cd... j'ai noté un passage du livre . Je me reconnais dans beaucoup de passages de mes derniers livres de chevet, je ne les recopie pas, les auteurs rendent aussi communs les petites merdes de ma vie. Faire redondance sur de la merde, je n'en suis pas encore là j'espere. La lumière éteinte agresse un peu trop mes antécédents, le silence me donne des envies de sonneries et de voix. J'exorcise en envoyant un mail, sur l'écran bleu de mon téléphone j'accumule des lettres, j'ai l'impression d'écrire des pages, j'appelle au secours. En fait trois lignes sur son écran d'ordinateur grand format. En attendant mes yeux se concentrent sur les lettres et j'oubli de mouiller les oreillers. Repousser mon reveil à dix heures plutôt qu'à huit, je manigance tout ca vite fait dans mon crâne qui me fait déjà mal
-ca me fera quatre heures de sommeil quatres heures c'est déjà ca, je serai fière de me reveiller avant dix huit heures, avant quatorze heures, avant midi ...
Chanson en prose.
Le 27 Juillet 2002 j'allais au cinéma
Au guichet de l'Aquaboulevard de Paris
Deriere la file d'attente je me présente
Deux place pour les 40 jours s'il vous plait
Caisse numéros 2 sans sexe
21h49 séance de 22h25
16 euros 40 tarif normal
Salle numéro 10
Ni repris, ni échangé
Nous aurions du nous offrir une pizza et une cassette
Estelle Gallois avait 29 ans
Mais cela n'a vraiment aucun rapport.
En fait c'est pas vraiment une chanson ou une très très courte.
Si le 15 Mai je me retrouve devant l'eurovision je vous renie. Vous êtes prévenu.
La mauvaise plaisanterie que voilà...
Ainsi c'était la vérité le temps passe et l'on doit devenir adulte? Le temps arrive de se suffir à soi même, s'emanciper, plus question de gémir à la solitude, à l'abandon, à la honte... Les temps sont durs.
Si vous pouviez me voir pouffer pleurer ne pas comprendre, vous pouriez me dire par quelle sorte de crise je passe, je ne me suis pas vu adolescente, je ne me sens vraiment pas accomplie, que se passe t'il là dedans.
Quand je pense à toutes ces personnes en train de faire l'amour...
Quand je pense à toutes ces personnes qui ont déjà fini de faire l'amour!
Je pense que je devrai faire quelque chose de ma nuit.
C'est une belle nuit pour faire la guerre
Une belle nuit pour se disputer
Une belle nuit comme toutes les autres d'ailleurs
Certains dorment, d'autre se mélangent
Des corps se cherchent, se dispersent
Beaucoup dépriment, peu s'en remettent
Les bringueurs font la fête
Mickey 3D - Amen
Clic bang clic bang clic bang ...
Alors que j'essaye de me concentrer pour ne pas y penser, je vois ma main tenir une arme sur ma tempe mon pouce appuyer sur le chien comme dans les films de cowboys, appuyer sur la détente clic bang clic bang clic bang en boucle ca n'existe pas vraiment, on se concentre sur ce qu'on peut.
L'air chaud monte... j'en ai la preuve: le carrelage froid.
Jour de mort.
Je voudrai avoir une jupe en polaire, comme ma couverture chaude de couleur verte amande.
Grêve générale.
J'ai décidé en accord avec moi-même de me haïr profondément, jusqu'a ce que ...
[20:27] Pounk : "mars ou crève".
07:33
J'ai même pas une excuse pour rester couché
Chuis même pas malade, j'ai pas contracté
Un virus, une allergie, la grande épidémie
J'ai pas connu tout ca...
Chuis même pas drôle , même pas contente
Je sais pas trop s'que j'ai...
Chuis indécise, surtout jamais...
Comprise
La Grande Sophie - Même pas
Ouille ça fait mal... mais chuis prête pour 8h30 hein... chuis hyper prête...(et puis rien ne vaut deux trois balises pour se mettre en jambe.
Pensée positive soudain à l'heure d'enfin faire semblant de dormir. J'irai à cette fac tout les jours jusqu'à la fin, jusqu'à ce que j'obtienne le droit de la quitter sans me retourner. J'irai tout les jours, et chaques jours je me trouverai un coin, seule, entre chaques cours je regarderai l'arbre, le gravillon ou l'étudiant, je trouverai ca beau dans mon coin, seule. Je n'approcherai plus ces personnes, plus de mots anodins, tout sera exclusivement efficace, je serai la fille seule dans son coin. J'appellerai mon répertoire, même et surtout s'il est 8h du matin, je prendrai des photos de caillou, même et surtout si je dois être catalogué comme l'originale, j'ecrirai peut-être des choses dans mon cahier rouge ou peut-etre vais je vider vos bibliothèques..., même et surtout si je dois être la fille toujours seule dans son coin. S'ils ne m'atteignent pas je n'aurai plus peur d'y aller. Je suis bien assez heureuse avec ces personne qui me comprennent pas mais qui m'aiment quand même, je serai heureuse de pouvoir penser à mon cher alter égo qui travaillera si dur pendant que je regarderai mes cailloux, je serai heureuse d'entendre une voix familiere tout les matin de la semaine et pouvoir dire "je la connais" même si je dois pour cela investir dans une petite radio de poche, je serai heureuse de n'avoir gardé que la meilleur sur quatres années d'études, je suis heureuse de savoir que les absents ne le seront plus.
Le pantalon que je porte diffuse une sorte d'odeur de moisi. Si je croyais (plus) aux symboles je pourai en déduire de grandes théories sur les relations humaines. Et pourtant j'adore ce pantalon. Trêve... Cette nuit j'ai vu ma jalousie et ma peur de face. J'ai peur de finir seule, j'ai peur que quelqu'une soit plus à même d'avoir ce que je désir que je ne le serai jamais. Depuis deux semaines je prend plein de photos j'y prend beaucoup de plaisir, je les visionne ensuite, enthousiaste, et fini par les jetter. Je me coupe les cheveux avec la paire de ciseaux qui me suivent depuis les cours de dessins de 6 ème, je les coupe trop court devant ca me fait des mêches étranges, je les lisse au fer, je les lisse et les coiffe, ce n'est plus si laid... c'est un peu rétro, un peu comme un condensé des coiffures de Rachel Green depuis le début de la série. Ca ira, ca ira. Ils vont repousser, il viendra.
Je me suis sentie coupable de ne pas avoir réagi, j'ai pleuré sur les mots d'une personne qui souffrait atrocement pour quelqu'un d'autre. Je n'ai su faire que ca pleurer, j'avais le ventre noué par la violence, toute femme réagirai empathiquement à un tel texte. J'espere ne jamais subbir cette agression, je ne suis pas forte, je m'isolerai. Pour ne pas avoir été présente aux premiers instants, pour ne pas envahir un monde assez eccorché je n'ai pas réagi autrement que pleurer dans mon coin en espérant que je ne remuais pas le couteau dans la plaie. J'aurai voulu combatre c'est tout ce que j'ai. Je ne saurai pas montrer plus ma présence, j'écris juste pour ... pourquoi j'écris d'ailleur, juste pour que peut-être tu sache que je ne suis pas indifférente, que je suis au courant? mais j'en aurai rien eu à foutre qu'une etrangere m'écrive! Je suis en colere, je vais faire enregistrer et poster ca comme j'ai pu le faire pour les choses les plus anodines. Je suis en colere de ne pas savoir faire autrement j'ai comme envie que tu ne le lise jamais, c'est égoiste tout ca

Aujourd'hui si vous ne le saviez pas c'est mon jour à moi. Cette aprés midi je ferai mon making of me.
Ne m'aide pas, ce n'est pas un but pour moi. Que quelqu'un decide que la boucle s'arrêtera là, supprimer le reflex, méthodique manipulation, manipulation... Ne plus jamais se retrouver dans la circonstance, ne plus jamais donner l'occasion d'en parler, ne plus jamais avoir de raison. Je n'ai pas la valeur, tout dois rester à sa place. Une punition pour chaque élucubrations. Je me souviens que j'avais mal à en crever et que ca avait tout du bonheur.
Il y a 4 ou 5 mois, un garçon a passé quelques nuits à discutter avec moi. Ses mots me restent toujours en mémoire (et en log), j'y repense souvent, j'y jette un coup d'oeil parfois, ca me fais encore rêver.
Je voudrai une vie à regarder le ciel bleu, hiver comme été à regarder le ciel bleu avec des gens en dessous, à côté de moi, rien faire que vivre sous le ciel bleu.
Il doit sans doute y avoir une raison à tout. Si je respire goulument ce parfum familier, si j'ai du mal à avancer lorsque je suis devant ma porte d'entrée...