Petite éclaircie mensuelle dans ma tête, j'irai demain profiter du ciel bleu et des dernieres journées à me dire oui oui demain promis.
Il va bien arriver un moment où je vais devoir m'y mettre mais le temps ca se perd tellement.
Ouéééé! Ouéééééé! Ouééééééé!
J'ai l'impression de me faire bouffer le cerveau dès que je me met a surfer sur internet ou à parler à des gens ou des amis. Suffit que quelqu'un fasse quelque chose pour que je me sente minable et que je n'ai plus envie de continuer à faire cette chose. Comme ça sont passé à la trappe la photo, le dessin, la couture... ils ont mangé mon cerveau et il n'est plus capable de rien. Je n'ai pas les moyens ni le talents pour poursuivre quoi que ce soit sans douter. Dans ma tête spontanément c'est la hargne de passer derrière. Pourquoi pas moi, pourquoi elle ou il, pourquoi qu'il a pas pensé à moi plutôt qu'à elle, ne suis je jamais écoutée, ne suis je jamais la préférée. Quelqu'un m'a dit d'arrêter de me prendre la tête avec des désirs qui sont inaccessible.
Je ne suis même pas capable d'abandonner avec grâce.
Je pense trouver des modèles et des supports, et les choses se cassent en petits morceaux. Je n'ai même pas mal comme je me destinais à le ressentir. Quelque chose de mauvais ne va pas en moi... qu'importe ce qui arrivera les seules consignes que je reçois sont criées tellement fort que je veux bien m'y conformer mot pour mot juste pour quelles cessent. Je n'existe plus ça y est. Il n'y a plus de volonté ni d'avenir là dedans. Dans ma tête je me vois abandonner mes images, les voir réduites en miette, laisser quelqu'un contrôler mon corps s'il trouve preneur et m'en aller.
Je deteste je deteste cette vie! Il me reste qu'à attendre que quelqu'un démasque l'usurpation...
On apprend vraiment de nos erreurs...
Il ne me parait plus si étrange de désirer une vie courte.
Se lever pour la poste, se lever pour le parcours de santé, se lever pour un entretien, se lever pour faire ce qu'il faut... Je veux me lever pour faire le petit déjeuner à quelqu'un, le réveiller après la douche post-sport, lui faire l'amour en refroidissant le café...
La vie est insatisfaisante là tout de suite.
Je suis bien... et je suis moins bien, et j'adore ça.
Une fois de temps en temps je sors de chez moi en prévoyant que je ne rentrerai pas seule... Je sens venir ce moment... Je les aime bien parce que mon sens moral se déconnecte totalement pour une pause méritée.
J'ai un blog très égocentrique, très limité et très inutile...
Ça me rend heureuse je crois. Une bonne moyenne de deux post
par mois, en alternant le style obscure et le style moimoi. Bon juste pour bouleverser l'ordre établit je vais faire des commentaires sur mon actualité.
Je suis diplômée depuis vendredi dernier, en fait cela ne change presque rien à mes habitudes. Mise à part que j'ai tendance à penser que chacun de mes excès est permis en récompense de ma réussite. Mais en fait je me raconte des histoires bien sur.
Ma réussite lorsque tout le monde reçoit son bout de papier, ma réussite lorsque je ne suis reconnue pour rien, ma réussite de m'être sentie seule au milieux de dixaine de personnes qui semblaient vivre un moment fameux de leur vie. Sinon depuis quelque jours je remplie des sacs en plastique des papiers accumulés depuis quatre ans. J'ai un esprit écologique très développé, j'ai écouté Home cette après midi. Il fait tellement chaud ces derniers temps.
En fait quatre heures plus tard, mes poumons font un bruit étrange, j'ai rempli une bonne vingtaine de sacs poubelle et je me rends compte que je n'ai aucun mal a jeter et démolire chaque papier, dessin ou maquette que j'ai accumulé toutes ces années.
C'est comme si au moment où j'aurais le plus besoin de point de repère, n'ayant plus de structure (plus de cours, plus d'année a réussir), je me débarrasse de tout ce qui faisait mon quotidien tout du moins visuel.
Parce qu'en fait sous la montagne de papier qui squattait mon "bureau" je suis remontée par strates jusqu'à des choses qui étaient déjà là il y a trois ans.
Date de péremption à l'appuie (un packaging de shamallow tout durs...) et de tout ce fatras je n'avais cure, je n'y touchais jamais si ce n'est pour redresser un peu la pile à chaque visite parentale.
